Dimensions plastiques du Livre du Boz
(les œuvres concernées seront dûment répertoriées et numérotées)
LA PAROLE DES ANGES (PA)
On concevra cette parole comme une « langue fondamentale » sous-jacente à la prolifération des discours. Constituée de 20 signes fondamentaux, elle s’incarnera dans des tableaux aux effets moirés, dans des sculptures aux formes primitives, ou dans des installations monumentales. On voudra de la sorte promouvoir une mystique, impliquant le Sujet aux racines. Face aux œuvres proposées, le spectateur choisira son cheminement : telle séquence en particulier ; une configuration singulière, découverte au hasard ; voire une nouvelle disposition, reconstruite sur base de l’œuvre regardée. Dans tous les cas, l’interprétation sera de son cru, déterminée par ses propres apanages. Aux extrêmes, notre spectateur aura une vision synthétique, contemplative et non réductible, qui lui révélera son désir.

L’ECUME DU MONDE (EM)
Ces œuvres visent l’éphémère, avant de le figer en icône. A cette fin, elles traquent l’actualité pour en saisir l’essence. Un visage fugitif, lors d’une émeute ; un « grand homme » sacralisé par la presse ; un tableau enterré dans un musée ; une meute de photographes, saisie sur le vif ; un tatouage sur une peau glabre : les occasions seront nombreuses pour cerner, sublimer, et transfigurer la réalité. A cet égard, une œuvre sera emblématique : un « E=MC³, fait de néons multicolores, assorti d’un opuscule signé par un physicien. Un opuscule où seront décrits les effets (déséquilibre atomique, catastrophes climatiques, nouvelles formes de vie…) dûs à un simple changement de puissance (C³ au lieu de C²).
L’ANTRE AUX IMAGES (AI)
Cette série traversera le Livre du Boz de part en part. Souvent féerique, elle traduira sous une forme plastique des scènes, des événements, des personnages, voire des passions et des fantasmes issus du texte comme tel. L’inverse pourra aussi s’avérer. Plus d’une fois nous assistâmes à ce spectacle saisissant : des sculptures, des peintures et des installations revenant tout à coup à la vie. Leurs protagonistes sortaient alors de leur mutisme pour plonger à corps perdu dans le récit. Cela, au grand désespoir de l’écrivain, qui pressuré de toutes parts, ne savait plus où donner de la tête.
Une quatrième dimension sera aussi envisagée : « MA VIE ». (MV)
Consacrée au narrateur, elle alignera des travaux énigmatiques, semblables à des rébus. Ainsi de cet « Autoportrait au bâillon » daté de 1998. A sa façon, il connotera un manque, une parole inaudible, un secret qu’on aurait tort de vouloir déflorer.


27 septembre 2006 at 19:32
[…] Spiritofboz Un blog utilisant WordPress « Dimensions plastiques du Livre du Boz Portrait de Julien Friedler » […]
1 octobre 2006 at 21:27
[…] Ces mots que j’ai soulignés en gras semblent avoir été écrits pour le Livre du Boz dont la gageure est d’être complètement original « par rapport aux récits et visions qui précèdent » et cela presque 700 ans après Dante. Les dimensions plastiques du Livre du Boz constituent à ma connaissance une création unique à ce jour dans la littérature. […]