Préambule

A ce jour, le Boz reste un mystère. A vouloir pourtant l’illustrer, on évoquerait une religion inédite fomentée par les artistes. Monothéiste, en son essence, celle-ci s’alliera à d’autres spiritualités. Franchissant le Rubicon - les 3 monothéismes - le Boz s’inquiétera des yogis, des boddhisattvas, des védas et des brahmanes. Car le Boz les contient tous, au même titre que les rabbins, les prêtres, les pasteurs ou les mollahs (liste non exhaustive).

De Jérusalem à Bénarès, le Boz s’avancera comme une fantastique nébuleuse, grosse de légendes. Il y a de l’« Alice au pays des merveilles » dans le Boz. Quant aux officiants, ils se subdiviseront en quatre groupes distincts : les Hommes, les Personnages, les Anges, et, pour épicer le tout, le menu peuple des accessoires (poupées, ciseaux, châssis, peluches, pinceaux, colles, crayons, vernis, appareils photos, chevalets, valises, etc.). Esclaves parmi les esclaves, ceux-ci se joindront aux Ustensiles pour combattre leurs ennemis.

Car l’affaire est loin d’être sérieuse. Elle sera même plutôt cocasse. A tel point, qu’une citrouille se transformera illico en carrosse, pour la grande joie des bambins qui applaudiront à tout rompre.

Notre article de foi sera le suivant : que l’Art Actuel parachève et finalise l’Art Contemporain. On identifiera ledit phénomène par une référence appuyée à l’Enfance. Celle-ci emportera des artistes aussi différents que Maurizio Cattelan, Jeff Koons ou Takashi Murakami. Ou encore, Mike Kelley, Paul McCarthy, les frères Chapman, Annette Messager, Alain Séchas - voire un peintre aussi inactuel que Balthus.

Le Boz opérera dès lors ce renversement : que cet appel à l’enfance soit aussi et en même temps un retour à l’ENFANCE DE L’ART. Le Boz signifiera un pur surgissement au cœur d’une esthétique décadente. Couleurs minimalistes, sculptures baroques et performances maniéristes, iront se désintégrer, s’anéantir et mourir, avant de renaître autrement. Car il est une aspiration au vide inhérente à l’artiste. Celle-ci l’aiguillonnera, l’obligera à se dépasser, malgré l’incurie environnante.

Comme tel, le Boz contiendra tous les livres écrits de par le monde. Il contiendra aussi la somme de toutes les œuvres d’art produites depuis la haute préhistoire. Mieux encore : possédant une mémoire prodigieuse, il inclura le vécu intérieur de l’humanité entière. Car tel est le Boz : l’intégrale du savoir et de l’expérience humaine depuis l’orée.

Conscient de ses responsabilités, il oeuvrera aussi sur l’autre Versant. Car, là-bas, dans le monde des Hommes, la situation n’était guère encourageante. Dénatalité. Dérèglement des valeurs. Affaiblissement de l’Etat Nation. Déliquescence des familles. Mise à mort des grandes utopies. Uniformisation des psychés. Montée en puissance de l’Islam radical. Le mal gagnait toute la planète.

Pourtant, le Boz n’en démordra pas. Il continuera sur sa lancée. Il aura ses temples, ses héros, son clergé, ses rituels, ses prières, et même ses tables de la loi. Vu son succès le Boz affichera complet. Des foules immenses le suivront en chantant des hymnes à sa gloire. Des fleurs multicolores jalonneront sa route. Car, le Boz est bon !

Doté de mille visages, sujet à de multiples métamorphoses, il oeuvrera surtout à cette chose faramineuse : la rédemption de l’Artiste.

Ce sera sa gageure.

Son caprice.

Son ultime pari.

Ce sera aussi l’occasion d’un long récit plein de péripéties et de rebondissements. On l’appréhendera comme un voyage initiatique ou une traversée du miroir, destiné à faire pièce à l’horreur qui nous habite.

Et, maintenant, assez parlé !

Que l’aventure commence !

2 réponses à “Préambule”

  1. leboz dit :

    Arbre
    Hallucinant, que dis je, délirant , leboz les pieds enracines jambes flechies comme dans l’art du tai chi les bras en croix flechies eux aussi laissant les paumes des mains accueillir l’eternel , comme l’arbre en position le cordon ombilical entre la matiere et l’ethere .
    Le yin et le yang
    Au milieu dans le tronc circule le feu de la vie, comme un serpent, les liaisons sont honorées , de ses yeux miroirs a demi ouvert le yogi en pleine comtemplation, laisse s’exprimer le Verbe d’une onde calme et puissante .
    En terre ses racines se nourissent du microcosme
    Dans l’ether ses feuilles respirent le macrocosme
    Tu es jonction .

  2. link dit :

    hello…

    Agree…

Laisser un commentaire