Les Innocents

Si vous ne pouvez pas lire cette vidéo, vous avez besoin d’une version plus récente de "Flash Player". Téléchargez-le à partir du site de Macromédia.

Cette vidéo a été réalisée en septembre 2005, à l’occasion du spectacle ‘La Fin du temps", pendant le Festival des Flandres. Ce spectacle confrontait la musique d’Olivier Messiaen ("Quatuor pour la fin du temps"), les mots de Primo Levi ("Si c’est un homme") et l’installation "Les Innocents" de Julien  Friedler.

"Les Innocents" est peut-être l’oeuvre la plus emblématique de Julien Friedler. Créée en 1999, elle a été exposée en 2003, à la Fondation Mudima à Milan et à Paris en 2004. Elle est actuellement visible à l’atelier de Julien Friedler.

Mêlant barbelés, cage, poupées et peluches, squelettes, linge taché ou non, photos, citations et divers objets, « Les Innocents » évoque tout à la fois un camp de concentration, l’enfance violée et maltraitée, l’école comme univers carcéral, le martyre du peuple juif, dans un contraste de scènes macabres et de couleurs vives, autour du personnage de Jack Balance, double clownesque de Julien Friedler.

Extrait de l’émission Passepartout de Philippe Daverio (Rai, Italie), février 2003.

A lire / voir aussi : 

> L’album photo complet sur "les Innocents".
> Les Innocents, un autre regard : visite de l’installation par des élèves Athénée Ganenou (Bruxelles).
> Les Innocents en image de synthèse

Julien Friedler, Les Innocents (détail)

Julien Friedler, Les Innocents, (détail). Photo : Sonia Bressler.

Julien Friedler :

"J’ai mis en scène des choses que je ressentais. Il y avait les barbelés, les peluches, les bancs d’école, mise en scène certes tragique mais aussi ludique, j’ai utilisé un langage des extrêmes : l’enfance et la mort, c’est la Shoah, évidemment mais c’est aussi une métaphore de l’enfance emprisonnée… de tous les enfants du monde tués et blessés dans leur innocence."

 

Innocence sacrifiée - détail des Innocents de Julien Friedler

Julien Friedler, Les Innocents, (détail). Photo : Sonia Bressler.

Prof. Dr Joel Kotek (Memorial de la Shoah à Paris et Université Libre de Bruxelles) :

"L’installation de Julien Friedler (mais est-ce vraiment une installation ?) m’a déconcerté, fasciné et finalement convaincu de par sa puissance évocatrice et sa justesse. Son oeuvre est émouvante, intelligente autant qu’utile. Elle aidera (je l’espère sincèrement) les jeunes à comprendre ce que représenta vraiment la Shoah : une attaque généralisée contre la vie, en particulier contre la vie des enfants juifs. C’est ce que tente de nous montrer Julien Friedler, sans suffisance, mais avec tact et dignité.(…)"

Mémoire vive- Détail des Innocents, de Julien Friedler

Julien Friedler, Les Innocents, (détail). Photo : Sonia Bressler.

Extrait d’une lettre adressée à Julien Friedler par Philippe Daverio, professeur d’esthétique :

"Bien que votre installation témoigne d’atroces événements historiques et qu’elle symbolise la Shoah d’une façon particulièrement poignante, votre oeuvre va bien au-delà d’une simple illustration d’un fait historique.

Son impact témoigne plus largement du drame de l’existence humaine, toujours confrontée à la souffrance, la frustration et la violence pendant l’enfance.

Votre oeuvre souligne également l’angoissante présence de l’homme contemporain au monde, de sa force destructrice envers sa propre espèce, mais aussi son effet devastateur sur le monde lui-même.

"Les Innocents" est plus qu’un émouvant symbole. Cette installation invite les spectateurs à voir les événements dans un contexte bien plus large, ce qui est seulement possible à travers des yeux d’artiste."


Les Innocents de Julien Friedler, pendant le spectacle "La Fin des Temps"

Pendant le spectacle La Fin des Temps, au Festival des Flandres.

Jean-Paul Shintu :

"Musique et texte se rassemblent ici pour évoquer et décrire un même subjet : l’univers concentrationnaire, et se rejoignent dans un même esprit : une certaine révolte face à la barbarie.
Associer sur une même scène la musique d’Olivier Messiaen, jouée pour la première fois dans un camp de travail en Pologne, et le témoignage que Primo Levi a écrit à son retour d’Auschwitz était déjà une première.
(…)
Les faire vivre ensemble dans l’installation de Julien Friedler, c’est les laisser s’échapper d’une certaine abstraction pour les confronter au travail d’un artiste contemporain qui réfléchit 60 ans après les faits sur la Barbarie." 

Les Innocents (Julien Friedler), spectacle "La Fin des Temps", Festival des Flandres.

Les Innocents, pour le spectacle La Fin des Temps, au Festival des Flandres.

11 réponses à “Les Innocents”

  1. Spiritofboz » Blog Archive » Jack Balance dit :

    […] Jack Balance a plusieurs figurations : personnage central du Livre du Boz, sculpture ou peinture, héros d’une BD, il figure également sur des produits dérivés tels par exemple des T-shirts. Clown métaphysique, réduit par son créateur à n’être qu’un personnage, il aspire à devenir un homme à part entière. Cette photo est extraite d’une installation intitulée Les Innocents présentée en 2002 à la Fondation Mudima à Milan, en 2003 à l’Espace de Retz à Paris et en 2004 dans le cadre du Festival des Flandres. […]

  2. Spiritofboz » Blog Archive » Le guide du “Bozard†dit :

    […] Ici les Innocents ne sont pas ceux que l’on croit. […]

  3. Fred dit :

    Je me souviens de ma première vision des Innocents, à l’atelier de Julien Friedler. On y pénètre par une antichambre, qui précède cette “pièce de résistance” (j’emploie ce terme à dessein).
    Car c’est bien de résistance qu’il s’agit. Résistance à la guerre, réelle ou psychologique. Résistance au temps. Résistance a ces fils barbelés qui nous retiennent ou qui nous oppressent. Résistance à la barbarie du monde.
    C’est d’abord la taille de l’oeuvre qui vous saisit. Impressionnante. Puis l’oeuvre elle-même. Je ne suis guère sensible aux installations d’habitude. Mais je pense aussi que “les Innocents” est bine plus qu’une simple installation. C’est une scène. Un souvenir mêlé de cauchemar. Un moment de théâtre impossible figé dans le temps.
    En y circulant, on en devient captif. Prisonnier de son pouvoir évocateur. On en devient acteur. Acteur des différentes histoires qu’elle raconte, que l’on interprète, avec sa part d’ombre et de lumière. De l’ensemble aux détails, implacables.
    Les mots s’effacent. Ils ne peuvent rendre compte de sa richesse, de sa beauté ténébreuse. C’est une oeuvre qu’il faut vivre. C’est une oeuvre qui ne peut vous laisser indifférent, qu’on l’aime ou qu’on la déteste. Une grande oeuvre, en somme.
    C’est la pièce de résistance de Julien Friedler.

  4. Spiritofboz » Blog Archive » La Nuit du Boz : communiqué de presse dit :

    […] Le 2 décembre, tous les regards convergeront vers Bruxelles pour la Nuit du Boz, au K-NAL (1, avenue du Port 1, 1000 Bruxelles). Cette soirée verra la présentation à la fois du site www.spiritofboz.org, qui capture l’essence du Boz, l’univers artistique et mythique de Julien Friedler, et du DVD consacré aux “Innocents”, une installation vouée aux enfants martyrs. […]

  5. Spiritofboz » Blog Archive » “Les Innocents” : un autre regard (1) dit :

    […] > Galerie des Innocents […]

  6. Dashawn Caraway dit :

    One’s first step in wisdom is to kuesteon everything - and one’s last is to come to terms with everything.

  7. bluegger.com dit :

    Les Innocents…

    Un intéressant reportage sur le spectacle ‘La Fin du Temps’ (Festival des Flandres, 2005) qui mêlait la musique de Messiaen (”Quatuor pour la Fin des temps”) à un texte de Primo Levi (”Si c’est un homme”). Le décor en était l’émouvante in…

  8. Easermisa dit :

    hi,
    good site :) Whish you good luck!

  9. Theodora dit :

    See you soon, Julien F.

  10. BeBoz - BeArt (Français) » Blog Archive » Le Tour du Boz… à la télévision bulgare dit :

    […] > Les Innocents, une installation de Julien Friedler tags:art émission bulgarie culture installation interview julien friedler Le Tour du Boz en 80 ans News télévision tv […]

  11. Spiritofboz » Blog Archive » Spirit of Boz… à la télévision bulgare dit :

    […] > Les Innocents, une installation de Julien Friedler […]

Laisser un commentaire