“A la rencontre de Freud, Jung, Lacan et tous les autres”
Extrait de La Libre Belgique, 2 juin 1999 :
"Si la psychanalyse ne s’adresse pas à tout le monde, tant s’en faut heureusement, elle ne peut manquer d’"interpeller" la communauté des mortels. C’est à ce titre que le psychanalyste Julien Friedler, qui est aussi peintre et écrivain, a conçu il y a cinq ans le centre "La Moire" de recherche sur l’appareil psychique.
Lieu d’information, de réflexion et de discussion, "La Moire" entend ouvrir un champ d’étude et de questionnement autour de la psychanalyse, suivant une démarche oecuménique qui resitue côte à côte les enseignements de Freud, Jung, Lacan, etc. Le pari de Julien Friedler, qui fut lui-même en analyse chez Lacan, consisterait aussi à créer une Ecole de psychanalyse qui ne soit pas l’apanage des seuls analystes, mais également des "profanes".
C’est une phrase de Freud, extraite de ‘Nouvelle suite des leçons d’introduction à la psychanalyse" (1933), qui résume peut-être le mieux l’ambition de Friedler : "Je vous disais que la psychanalyse commencça comme une thérapie, toutefois ce n’est pas comme thérapie que je voulais la recommander à votre intérêt, mais en raison de sa teneur en vérité, en raison des perspectives qu’elle nous offre sur ce qui touche l’homme de plus près, sur son être propre, et en raison des corrélations qu’elle met à découvert entre ses activités les plus diverses."
Rigoureusement attaché à la psychanalyse, Julien Friedler aspire cependant à la confronter aux autres disciplines, les neurosciences notamment, afin qu’elles se fécondent de leurs expériences et savoirs respectifs."