Saturday Night (of Boz) Fever
Depuis des semaines, toutes les nuits, je fais le même rêve.
Je suis sur la piste, dans un habit étincelant. Si étincelant qu’il surpasse cette boule à facette, Moi et ses miroirs brillants. C’est toi qui d’habitude capte tous les regards, mais là, tous convergent vers moi.
Je danse au rythme des pulsations de la musique. Je ressens au plus profond de mon corps les vibrations des basses. Elle me portent comme une vague.
Et je crie. Je vocifère. Je chante. A tue-tête.
Et puis, soudain, je suis réveillé. Les muscles tétanisés, le corps en sueur, courbaturé, les oreilles bourdonnantes. Rêve, fantasme, prémonition ou réalité, je vous laisse le choix.
Le moment est proche à présent. J’en frémis. D’impatience, d’excitation, d’appréhension. Plus que quelques heures…
Tu as raison, Scribe, reformer le Boz Band, j’aurais aimé aussi. Une autre fois, peut-être. Sans doute. Mais laissons la nostalgie au vestiaire. Enfile ton plus beau costume. Noue la plus éclatante des tes cravates roses. Et toi, mon cher Moi, fais briller ta verroterie.
Car samedi, c’est le grand moment tant préparé. On nous y attend. Et ça va être votre fête. Notre fête. Toute la nuit. Notre nuit.
La Nuit du Boz.