L’étrange nuit de Mr. Jack : épisode II
Il paraît que vous attendiez la fin de mon récit. Il paraît même que vous ne l’espériez-vous.
C’est que, comme vous l’a raconté le Scribe, j’ai été très occupé. A fuir, notamment, mais c’est une autre histoire.
Revenons à cette fameuse nuit. Je renvoie les retardataires et les nouveaux venus à l’épisode précédent, pas question de vous le résumer.
Le vernissage était donc terminé. Place aux choses sérieuses ou plutôt aux choses non sérieuses, oserais-je dire la partie la plus amusante. Ca se passe au rez-de-chaussée, sur le dancefloor.
Avant même la musique, j’admire les images qui défilent sur l’écran géant, derrière le DJ. Des barbelés, des Innocents et émergeant de tout cela, votre serviteur. Instant de contentement. Bref, car bousculé par un énergumène.
En effet, en quelques secondes, attiré par les charmantes créatures qui s’y meuvent au rythme des ondulations de la musique, Moi est sur la piste.
La musique est tout d’abord brutale. Le mur de son me frappe en plein visage. Le volume élévé et le rythme binaire me désarçonnent. Le Scribe fait la grimace. Mais, bientôt, la puissance des basses qui résonnent au long de ma colonne vertébrale a raison de ma première impression et je me laisse happer par la musique.
Moi est le roi de la piste. Oubliez l’écran, les spots lumineux, les autres danseurs. Imaginez une de ces boules disco à facettes et visualisez-la au centre de la piste, bougeant au son de la musique, draguant les filles, gesticulant. Bref, éblouissant.
Mais Moi est grassouillet et ses miroirs, aussi jolis soient-ils, pèsent lourd. Après 5 minutes, il est en nage. Après 10 minutes son assurance faiblit et son enthousiasme mollit. Après 15 minutes il quitte la piste, pour rejoindre notre ami le Scribe, qui s’est trouvé une planque à l’écart, dans un coin de moelleux divans. Il me laisse la place.
A partir d’ici, brouillage radar dans ma mémoire. Le temps s’effiloche, mes sensations se diluent. Mouvements, visages, tout est emporté par la musique et la danse. Plus rien n’a d’importance, ni personne, ni le Scribe qui vient de temps en temps aux nouvelles, en regardant sa montre; ni Moi qui refait un comeback avorté sur la piste, pour se rabattre sur le bar; ni tous ces gens bien plus jeunes.
Voilà ma Nuit du Boz. Ne m’en demandez pas plus, je ne me rappelle de rien d’autre. Ne me demandez pas ce que je pense de la musique de Matthew Herbert, j’étais en transe. Régalez-vous de mon cadeau : la vidéo de la soirée.
A bientôt pour d’autres aventures.
11 février 2007 at 2:31
Pas en miettes. Parquet rompu.
Transe. Moderne. Passion. Non stop.
Bruxelles. Nuit & jour. Pavés de lumière.
Les mots du Boz. Partout. La ville hurle.
Elle respire enfin. Extase de son premier jour. Nouvelle vie. Le Boz est enfin près de chez vous…