Archive pour septembre 2006
Le Scribe
Mardi 26 septembre 2006Stop
Lundi 25 septembre 2006Stop. Miroir en images. Petite souffrance matinale. Pluies diluviennes sur Beyrouth. Ce ramassis de conneries, c’est d’eux que je le tiens. Il faut que je m’en débarrasse. Par dessus à grands bords jetés. Tout jeter la métaphysique avec. Non pas la métaphysique ! La faire renaître. Il faudrait que j’en parle avec. Oui vous savez avec Jack . Il est perdu au fond de sa boîte , il se retourne, convulse avant l’étincelle. Merde. Et le scribe ? Où est-il ? Je veux ses mots, boire ses paroles. Extase des lettres, joutes. Mince j’ai perdu une voyelle ce matin. Cette pluie. Et cette boîte à images qui déversent son flot de conneries. Beyrouth. Bombardé à nouveau. Immeubles en fuite. Atelier des désordres. Poussières de rires. Joies en berne. Il faudrait que j’en parle au Scribe . Une bière avec Jack sur la place des martyrs du Lycée Buffon. Il y aurait toujours ces notes assourdissantes. Pas une sonate de Bach. Juste celle des chars Leclerc. À Beyrouth, il faut avoir la Leclerc attitude. C’est mode. Du noir au Kaki, du blanc au gris. Parti pris sur la religion. Revenir à l’essentiel. La métaphysique. Celle qui vient après la physique. Celle sans arme. Celle des idées, des contemplations de travers. Celle des renversements hypothétiques. Celle des métamorphoses. Miroir.
Par Sonia Bressler (initialement publié dans le "Blog du Scribe")
Introduction
Samedi 23 septembre 2006Cette rubrique constitue la base théorique à partir de laquelle s’est édifié l’Univers du Boz. Elle repose sur une batterie de textes s’étalant sur une décennie.
On y découvrira :
- Psychanalyse et neurosciences (Julien Friedler, Paris, PUF, 1995)
Un livre où la notion même de mythe se trouve mise sur la sellette.
- L’œil d’Oedipe (Julien Friedler, Paris, PUF, 2004)
Un livre où s’annonce la nécessité de créer de nouveaux mythes adaptés à nos sociétés modernes.
- Le Grand Livre des Commentaires (en cours d’élaboration) qui propose un commentaire serré du Livre du Boz.
- Un historique de La Moire asbl (centre de recherche sur l’appareil psychique) créée en 1993 par Julien Friedler et Sandrine Rochez.
Le guide du “Bozardâ€
Samedi 23 septembre 2006C’était dans l’air depuis longtemps.
Depuis longtemps, le Boz avait l’envie d’explorer d’autres Toiles, autres que celles des livres et des tableaux. Il avait l’intuition d’autres espaces, à conquérir et explorer.
L’entreprise n’était pas simple. Comment s’approprier ces terres sinon hostiles du moins étrangères. Comment déverser l’autre Versant sur les rivages virtuels.
De réflexions en délibérations, on établit des plans de bataille. Jack Balance était des plus enthousiastes : enfin un lieu où son mutisme ne serait pas un handicap. Il salivait d’avance aux diatribes échevelées qu’il allait pouvoir livrer dans ce théâtre de liberté. Ses “blogorrhées” deviendront-elles légendaires ? Moi, en revanche, était beaucoup plus circonspect : et son droit à l’image là dedans ? “Miroirs, mes beaux miroirs, dites-moi que je brillerai sur le net.”
Il fallait en outre réfléchir à la sécurité. N’y avait-il pas un risque à exposer ainsi les créatures du Boz aux yeux du monde entier ? A l’inverse, n’y avait-il pas réel danger pour le monde entier face à la férocité de certains énergumènes et hurluberlus du Boz ?
Après maintes recherches, précautions et hésitations, la situation se débloqua. Se “déblogua” même pour être précis. En effet, après le Livre du Boz , il y aurait maintenant les blogs du Boz. Et même des Boz, puisque la multiplicité serait de mise.
Et te voilà, cher Voyageur, cher Routard du Boz, cher “Bozard”.
Bienvenue à toi dans le Boz.
Le Boz. Ce nom nimbé de mystère, pour un lieu non moins étrange.
Ici, les chemins s’échappent de la logique, sans crier gare.
Ici les Innocents ne sont pas ceux que l’on croit.
Ici, les clowns philosophent et les philosophes virevoltent sur la piste du cirque.
Ici, les muets vocifèrent et l’on s’habille de miroirs .
Ici les taches sont des signes et les ombres sources de lumière.
Ici les commentaires sont bienvenus et ont même leur Grand Livre.
Je serai ton guide, Voyageur, dans ce lieu. Je te donnerai quelques clés pour apprécier ton voyage. Mais ne compte pas sur moi pour avoir tout le trousseau d’un coup. Car, et c’est ma première clé, le Boz ne se donne pas tout entier. Il se dévoile. Pas à pas. Pièce par pièce. Fragment par fragment.
Délaisse donc tes habituelles autoroutes, rectilignes et aplanies, pour les chemins de traverse et même le hors piste. Laisse tes a priori et tes appréhensions au vestiaire et laisse-toi emporter.
Voilà j’ai tout dit et je n’ai rien dit. Explore. Suit les fils. Dévide la pelote des blogs.
Et si mes énigmes te paraissent toujours aussi obscures, reviens et interroge-moi.
“Julien Friedler, témoin du siècle” par Sonia Bressler
Vendredi 22 septembre 2006Sonia Bressler a réalisé ce portfolio, "Julien Friedler, témoin du siècle", suite à sa visite de l’atelier de Julien Friedler.
Elle y écrit :
“Ce dimanche à Bruxelles. 16 + 3. Un jour de février 2006. Découverte. Cœur éclaté sur les toiles. L’histoire n’aurait-elle pas de solution de continuité ? J’ai joué sur les planches, dans l’atelier de Julien Friedler. Couleurs, éclatement. Pourquoi sacrifions-nous toujours des innocents ? J’ai joué de mon œil photographique. Le résultat est là. Quelques clichés. Eparpillés au grès du vent. Une pellicule seulement pour cette séance improvisée. Quelques minutes. Tourbillon. Sonate de Bach ou valse de Chopin. Sous la forme d’intuitions de couleurs, d’interrogations foudroyantes, de détail éparpillés. Poussières d’éternité. J’ai joué avec les espaces, les discordes du temps. Les bulles, les barbelés, les cigarettes éparpillées, les lumières vives, les squelettes, le sang séché, les visages décomposés, les enfants assassinés, l’immense tristesse doublée d’un immense optimisme. L’utopie dessinée d’un monde meilleur, d’un monde solidaire qualitatif et artistique.”
Ses photos sont visibles ici et son commentaire ici, sur son blog.
Présentation du Grand Livre des Commentaires
Jeudi 21 septembre 2006Le Grand Livre des Commentaires (GLC) se présentera donc comme une exégèse, terme à terme, du Livre du Boz (celui-ci s’est vu découpé en segments dûment numérotés).
Comme tel, il ne pouvait donc pas ne pas relayer, exemplifier et élucider une autre exégèse, visant d’autres objectifs : le livre du Boz conçu tel un arbre (la version linéaire du récit), dont les racines viendront dévoiler la structure : d’être un hypertexte, fonctionnant par associations et reconstructions. (cf. le Boz et le Net)
Le boz fait “l’Evenement”
Dimanche 17 septembre 2006Dans son numéro de mai 2006, le magazine belge L’événement consacre un article à la réception organisée par Sotheby’s dans l’atelier de Julien Friedler.
“Dieu Sourit aux anges
Un lieu inédit. L’atelier bruxellois d’un créateur fécond. A la fois écrivain, psychanalyste et philosophe, Julien Friedler, né le 13 novembre 1950, a découvert l’art comme source “d’une vérité supportable”, à la fois expression poétique et esthétique, qui consent à “la mise en images des mythes de l’humanité”. Un art ludique pour rendre acceptable le tragique de la vie. “Dieu sourit aux anges “, dit Friedler. C’est dans son atelier que le comte Hubert d’Ursel, directeur de Sotheby’s Belgique, et le duc Philipp de Württemberg, directeur de Sotheby’s France, ont organisé une réception.”
La Nuit du Boz : galerie
Samedi 16 septembre 2006Le Flyer :
L’affichage :
Le teaser du DVD "Les Innocents" :
Premières photos de la Nuit :
Autant ? Peut-être. Je ne sais pas.
Beaucoup en tout cas.
Au rythme de la musique et des images
et des mots échangés.
A conserver. A vous montrer.
Manifeste de la Société du Boz
Mercredi 13 septembre 2006Le Boz est un univers d’enchanteurs. Il résulte d’une expérience singulière du divin, confortée par une kyrielle d’oeuvres d’art (vidéos, peintures, performances, installations, etc.). Interactives entre elles, ces oeuvres le seront également par rapport à un livre phare : LE LIVRE DU BOZ. Trois personnages le parcourront de fond en comble ; Jack Balance (un clown); Moi (un autre clown); et son scribe (un troisième clown). Ce dernier sera voué aux gémonies par ses lecteurs.
A l’aube du troisième millénaire, le Boz allait donc se confronter au monde des hommes. A cette fin, il convoqua une conférence de presse pour leur faire part de son inquiétude. Les fondamentalistes relevaient la tête. Les climats se déréglaient. Il n’y avait plus d’idéaux. Quant aux morales, elles battaient de l’aile.
Bref, le désordre régnait.
Il allait en découler un chose étrange et plutôt biscornue : LA SOCIETE DU BOZ. Celle-ci allait innover et créer une esthétique de la finance, propice au combat mené par les artistes.









