Archive pour janvier 2007

“Les Innocents” : un autre regard (1)

Dimanche 28 janvier 2007

 

Cette visite-rencontre est la première d’une série de quatre visant à confronter l’oeuvre à des adolescents d’origines diverses : juive, rwandaise, arménienne, belge. Confronter l’art à la réalité, le passé et le présent, l’oeuvre et le public.

Jeudi 11 janvier 2007, atelier de Julien Friedler.  13h 30.

Les élèves de l’Athénée Ganenou (Bruxelles) sont là pour une visite de l’atelier, et particulièrement de l’installation "Les Innocents". Ils sont une douzaine. La pièce où se trouve l’installation est dans la pénombre, seule "Les Innocents" sont éclairés, la musique de Satie en fond sonore. Les adolescents déambulent autour et dans l’installation, attentifs.

Après une demi-heure, rencontre-débat avec Julien Friedler. L’artiste est à l’affut de leurs réactions, de leurs impressions, avant toute explication. Ces élèves juifs ont été sensibles à l’ombre de la Shoah, qui imprègne l’oeuvre.
 

Julien Friedler détaille le parcours de l’oeuvre, l’intentionnalité et le fortuit, la spontanéité dans la création et l’analyse a posteriori. Il insiste sur l’importance de la mémoire, ce fameux devoir de mémoire, du témoignage à travers l’art. Le temps qui emporte tout, émousse la sensibilité. L’horreur qui se banalise.

On l’interroge sur le pourquoi de la présence de Jack Balance au centre de l’oeuvre. Le personnage intrigue. Son créateur donne des éléments de réponses, insiste sur le libre arbitre.

Le débat s’engage sur des terrains connexes. Le besoin ou l’inutilité de Dieu, la morale. Il est bientôt l’heure de clore la session.

Visiting Julien Friedler's Innocents


> Galerie des Innocents

> Les Innocents en 3D

Note : L’intégralité du débat a été filmée. Contactez-nous pour plus d’information.

L’étrange nuit de Mr. Jack : épisode II

Samedi 27 janvier 2007

Night of Boz

Il paraît que vous attendiez la fin de mon récit. Il paraît même que vous ne l’espériez-vous.

C’est que, comme vous l’a raconté le Scribe, j’ai été très occupé. A fuir, notamment, mais c’est une autre histoire.

Revenons à cette fameuse nuit. Je renvoie les retardataires et les nouveaux venus à l’épisode précédent, pas question de vous le résumer.

Le vernissage était donc terminé. Place aux choses sérieuses ou plutôt aux choses non sérieuses, oserais-je dire la partie la plus amusante. Ca se passe au rez-de-chaussée, sur le dancefloor.

Avant même la musique, j’admire les images qui défilent sur l’écran géant, derrière le DJ. Des barbelés, des Innocents et émergeant de tout cela, votre serviteur. Instant de contentement. Bref, car bousculé par un énergumène.

En effet, en quelques secondes, attiré par les charmantes créatures qui s’y meuvent au rythme des ondulations de la musique, Moi est sur la piste.

La musique est tout d’abord brutale. Le mur de son me frappe en plein visage. Le volume élévé et le rythme binaire me désarçonnent. Le Scribe fait la grimace. Mais, bientôt, la puissance des basses qui résonnent au long de ma colonne vertébrale a raison de ma première impression et je me laisse happer par la musique.

Moi est le roi de la piste. Oubliez l’écran, les spots lumineux, les autres danseurs. Imaginez une de ces boules disco à facettes et visualisez-la au centre de la piste, bougeant au son de la musique, draguant les filles, gesticulant. Bref, éblouissant.

Mais Moi est grassouillet et ses miroirs, aussi jolis soient-ils, pèsent lourd. Après 5 minutes, il est en nage. Après 10 minutes son assurance faiblit et son enthousiasme mollit. Après 15 minutes il quitte la piste, pour rejoindre notre ami le Scribe, qui s’est trouvé une planque à l’écart, dans un coin de moelleux divans. Il me laisse la place.

A partir d’ici, brouillage radar dans ma mémoire. Le temps s’effiloche, mes sensations se diluent. Mouvements, visages, tout est emporté par la musique et la danse. Plus rien n’a d’importance, ni personne, ni le Scribe qui vient de temps en temps aux nouvelles, en regardant sa montre; ni Moi qui refait un comeback avorté sur la piste, pour se rabattre sur le bar; ni tous ces gens bien plus jeunes.

Voilà ma Nuit du Boz. Ne m’en demandez pas plus, je ne me rappelle de rien d’autre. Ne me demandez pas ce que je pense de la musique de Matthew Herbert, j’étais en transe. Régalez-vous de mon cadeau : la vidéo de la soirée.

A bientôt pour d’autres aventures.

Une demoiselle dans “Art in America”

Dimanche 21 janvier 2007

"Demoiselle" artwork pour Art in America

Paru dans le numéro de janvier 2007 d’Art in America.

Le Livre de la Jungle

Vendredi 12 janvier 2007

Le Livre de la Jungle

Le docteur Jean-Louis Wayenberg et Madame Chantal Rombaut posant devant le tableau "Le Livre de la Jungle", don de Julien  Friedler, lors de l’inauguration de la nouvelle consultation de pédiatrie de l’Hôpital français de Bruxelles, le 13 décembre 2006.

Le Livre de la Jungle - par Julien Friedler

Podcast du Livre du Boz - épisode 3

Vendredi 5 janvier 2007

Episode 3 : Mr. Poux

Dans cet épisode, nous retrouvons nos trois clowns sur les gradins d’un petit cirque de province, pour assister au numéro tragique de Mr Poux

Podcast du Livre du Boz - épisode 2

Jeudi 4 janvier 2007

Episode 2 : Mon deuxième personnage

Dans ce deuxième épisode, nous pénétrons à l’intérieur d’un atelier d’artiste, cotoyant l’immeuble de la Fondation Mudima, à la découverte d’un lieu étrange et d’un personnage pour le moins brillant…

Podcast du Livre du Boz - épisode 1

Mercredi 3 janvier 2007

Episode 1 : "Mon Premier personnage"

Ce premier épisode inaugure un voyage audio à travers les 600 pages du Livre du Boz. Il est lu et commenté par son auteur, Julien Friedler. Dans cette première étape, nous faisons halte à Milan, Avenue delle Stelle et faisons connaissance avec un étrange petit personnage…

Podcast du Livre du Boz - liminaire

Mardi 2 janvier 2007

Liminaire

L’introduction au "Livre du Boz", lue et commentée par son auteur, Julien Friedler.

"Le Livre du Boz n’est ni un roman, ni un poème, ni un conte, encore moins un drame ou un essai…

A lire :

> Le Liminaire du LIvre du Boz